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Bordeaux, le millésime 2011

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Les débuts de floraison rapide de ce printemps 2012 ne sont pas sans rappeler ceux tonitruants du millésime 2011.

C'est justement la semaine dernière que Bordeaux menait sa campagne « En Primeur ».

L'occasion d'évoquer ce millésime qui succède à deux beaux millésimes, aussi différents dans leur équilibres qu'ils sont complémentaires.

En 2011, la floraison a été en avance de plusieurs semaines par rapport à la normale. Le reste de l'année a été marquée par un temps en demi-teinte et un mois d'aout pluvieux. Des orages de grêles ont également frappés la commune de St-Estèphe. Les vendanges ont cependant été précoces.

Les niveaux de maturités des parcelles ont donc été hétérogènes et l'importance du travail en cuverie n'est pas a démentir.

Millésime compliqué de l'aveu de tous.

Le point positif : les prix devraient baisser !!!

Source : Decanter / Jancis Robinson

L'argentine, et sa seconde religion, le vin...

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Et oui, le vin arrive après la viande en Argentine, mais plus pour très longtemps, tant les argentins ont réalisés le potentiel que leur offre le secteur vitivinicole !

Pour commencer, toutes les Bodegas offres des facilités oeno-touristiques que nous n’avons pas pour habitude de voir dans l’hexagone. Elles sont en effet équipées pour recevoir a la fois le touriste individuel, mais également des groupes de plusieurs dizaines de personnes.

Un secteur en pleine croissance donc avec en ce début d’été 2012 un nombre incalculables de touristes américains.

Ensuite, la production de vin en Argentine est en pleine r-évolution et s’est relevé de la crise majeure du début des années 2000, qui a freiné l’économie argentine de manière globale.

Ce secteur est aujourd’hui une des locomotives du pays, lui permettant de se hisser au cinquième rang des producteurs de vin. Le seul bémol, pour le moment est que seul le marché à l’export est développé, snobant ainsi le marché local qui pourrai bien s’avérer utile d’ici quelques années.

L’essentielle de cette production argentine est centralisée autour de la ville de Mendoza le long de la Cordillères des Andes. La ville de Santiago au Chili lui faisant écho plus à l'ouest.

Ici sont plantés quelques 250000ha qui sont pour la plupart de jeunes vignes.

Bien sur des progrès devront permettre a l’Argentine d’atteindre des niveaux qualitatifs encore plus élevés, une fois que certaines pratiques seront remises en question de manière systématique, notamment l’irrigation autre que le goutte a goutte, les vendanges en vert automatiques ou l’utilisation systématique de levures exogènes.

La qualité est cependant bel et bien là, à vous d’en juger.

Mes coups de coeur

bouteille4Beaucoup trop nombreux pour être tous énumérés ici, mais vous pouvez trouver plus d'informations dans la rubrique conseils du site.

L'Argentine a clairement décidé de porter le Malbec en cépage emblématique de sa production.

C'est effectivement ici qu'il faut chercher pour en trouver les meilleurs exemples et non sur ses terres d'origine, le sud-ouest de la France.

Un de mes préférés est produit par la Bodega Mendel dans le secteur de Mendoza appelé Major Drummond. Le Malbec 2009 développe une palette aromatique digne d'une corbeille de fruits rouges, alors qu'en bouche les tanins se font précis mais nullement agressifs. Ce Domaine n'est est certes pas a son premier fait d'arme, puisque son œnologue Roberto de La Mota est un des plus éminent du pays.

Un autre très bel exemple est la cuvée Riglos Gran Malbec de la Finca Las Divas vinifié par Paul Hobbs. Dans un style plus complet, plus affirmé et doté d'un élevage séduisant, ce vin exprime la quintessence de ce cépage, tout en séduction.

Le Malbec mis a part, ce sont les assemblages bordelais qui ont la vedette, même si ce dernier joue la aussi au trouble fête et dompte le Cabernet Sauvignon de la manière dont pourrai le faire le Merlot en Médoc.

Une belle démonstration de nouveau de la Bodega Mendel avec la cuvée Unus 2009, ou les 30% de Cabernet s'associe parfaitement avec la dominante de Malbec, Grand !

Chez Terrazas de los Andes également ou la Cuvée Afincado 2007 et ses 18 mois d'élevage produise un vin toute en complexité et en texture.

Enfin, un français, propriétaire de la Bodega Atamisque en Valle de Uco, produit depuis 2006 un des meilleurs exemple du genre sur sa cuvée Assemblage, composée de 50% de Malbec, 25% de Cabernet Sauvignon, le reste étant du Merlot. Un vin friand presque juteux avec d'une fraicheur rare sous ses latitudes.

Nouvelle Zélande

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Mardi, de retour pour un tasting à Londres au Lord Cricket Ground, pour une petite mise à jour sur le vignoble neo zélandais.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce vignoble évolue très rapidement !

En effet, en quelques années seulement, de nouvelles régions émergent (notamment celle de Waitiki sur l'île du sud)

Le millésime 2008, prolifique à permis de satisfaire tous les exportateurs.

L’encépagement aussi se modifie, le Sauvignon Blanc commence à être appréhender comme un marqueur de terroir, et le Gruner Veltliner est le nouveau sujet de toutes les attentions.

Il y a néanmoins deux aspects qui me paraissent plus importants que les autres pour le futur de l’industrie viticole néo-zelandaise.

Tout d’abord, l’émergence de tous nouveaux domaines désireux de produire des vins de qualité amène un dynamisme sans pareil.

Il est aujourd’hui possible de comparer les variations de Pinot Noir dans à peu près toutes les régions de production. C’est sans doute le cépage qui permettra à la Nouvelle Zélande de gagner définitivement ces galons au niveau international. Goutez celui de Burn Cottage Winery sur le millésime 2010 pour vous en convaincre ou encore Wild Earth Pinot Noir 2009 un Domaine familial de qui a sortit son premier millésime en 2004.

Ensuite, le développement des cépages tels le Riesling, le Pinot Gris et le Gewurztraminer marque un réel tournant dans la production.

Il encre définitivement la Nouvelle Zélande et son climat comme voisin de celui de nos latitudes, c’est à dire relativement frais par rapport a d’autres pays de l’hémisphère sud.

Cette transformation ne s’achèvera cependant réellement que lorsque les rendements prohibitifs auront disparus et que les vins dilués ne seront plus monnaie courante.

Restez Gourmands

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